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Patrimoine brassicole en danger

Par Nous :: 08/03/2007 à 18:01 :: REVENDICATIONS
Ce n'est pas aux Sobres que l'on apprendra à quel point les histoires de l'Alsace et de la bière sont intimement mêlées. Dans notre jolie contrée, nombreux sont les vestiges de ce qui fut une industrie florissante. 
Hélas, aujourd'hui, la plupart des fleurons de la brasserie alsacienne ont disparu... C'est Schiltigheim, la cité brassicole, qui souffre en particulier. Adelshoffen? Envolée... Schutzenberger? Morte. Fischer ne ne porte pas bien. Heineken et Kronenbourg font face à une dramatique baisse des ventes. Finalement, les brasseries alsaciennes ressentent un vent du boulet mondial: on boit de moins en moins d'alcool et la bière n'est pas véritablement une boisson branchée. A terme, il risque de ne plus rester une seule brasserie en Alsace. Si l'on excepte bien sûr la valeureuse famille Haag, dont la brasserie Météor surnage encore à Hochfelden. On peut aussi citer la multitude de brasseries artisanales qui survivent sur des petites niches. Je pense à Uberach et à sa bière de qualité : chère, mais succulente... Schutzenberger m'a tiré des larmes. C'en est fini de la Bio et de la Jubilator, qui, sans avoir les qualités d'une Météor, constituaient un témoignage honnête de la bière alsacienne.
Las, il ne reste plus de "Schutz" que des murs et une tuyauterie vieillissante, à l'arrêt. La pire des catastrophes serait maintenant que peu à peu ces pans de notre patrimoine industriel, gastronomique et économique retournent à la poussière. Que soient détruites à jamais ces cathédrales de la brasserie. Ces cuves cuivrées, cette tuyauterie briquée, seraient condamnées à la ferraille? Les murs crénelés, typiques de l'architecture alsacienne des années 1870 à 1920 crouleraient sous les coups de boutoir des croqueuses et autres démolisseuses?
Pour le symbole, les Sobres tiennent à ce qu'on garde debout ce patrimoine. Et ils acceptent mal que les repreneurs de Kronenbourg se comportent en prédateurs des marchés financiers. Que Scottish & Newcastle démolisse ce que bon lui semble dans le quartier strasbourgeois de Cronenbourg. Sous prétexte de bénéfices juteux et de propriété des terrains. Car le patrimoine symbolique est universel, il appartient à toutes et à tous. Et avant tout aux amateurs de bière qui ne se laisseront pas abattre.

Politique anti-bruit ou spéculation immobilière?

Par Nous :: 08/03/2007 à 16:30 :: REVENDICATIONS
Si l'on réfléchit un peu à la situation strasbourgeoise, la logique de fermeture des bars ne semble pas résumable à une tentative d'amélioration des conditions de vie nocturne des habitants de l'ultra-centre.

L'immobilier flambe partout en France et particulièrement dans la capitale Alsacienne, déjà réputée pour son niveau de vie élevé. Lorsqu'un investisseur se porte acquéreur d'un bien situé à proximité d'un bar ou d'une boite de nuit il le fait sciemment, sachant pertinemment qu'il bénéficie de ce fait d'une dévaluation relative aux "désagréments" prétendus de la localisation. Lorsque ce même investisseur, une fois l'affaire conclue, fait du lobbying pour obtenir la fermeture du lieu incriminé on est en droit de se demander si la stratégie mise en place ne relève pas plus de la spéculation immobilière que d'une demande de quiétude... Car une fois place nette, le bien double allègrement sa valeur au profit de l'habile négociateur... vidant le centre, d'une pierre deux coups, de sa vie et de ses habitants à revenus faibles à moyens...

Les strasbourgeois ne sont-ils pas alors en droit de se rebeller contre un système (politique?) qui légitime ce jeu financier en distribuant les interdictions et les fermetures à la pelle?
Et les habitants, ceux qui vivent la ville, la font vivre en payant leurs loyers, en sortant et en consommant ... devraient-ils alors , sans mot dire, supporter cette double peine que constitue l'augmentation des loyers associée à la diminution de l'offre de loisirs...?
Ne devraient-ils pas, au contraire, arrêter de maugréer passivement et se fédérer en collectifs afin de faire entendre les petites voix associées de ceux qui font exister une ville ... en attendant les élections?

SOBRES est un début de réponse. Je l'espère.

Publicité : Un prix pour Météor

Par Nous :: 08/03/2007 à 12:14 :: REVUE DE PRESSE

 

Publicité : Un prix pour Météor

 

La brasserie bas-rhinoise Meteor, dernière brasserie alsacienne indépendante, se verra décerner aujourd’hui, dans le cadre du Salon de l’Agriculture à Paris, le Prix de la publicité de l’année. Cette récompense sera remise à Yolande Haag — la dirigeante de l’entreprise familiale présidée par son mari Michel — par la revue Bière Magazine et par Gérard Laloi, le président des Brasseurs de France. La publicité primée déclinait le slogan Alsaciens nous sommes et, comme un tag, était ajouté sur les affiches Et fiers de l’être , ou bien Alsaciens nous resterons, mais aussi Et pour toujours.

 

Journal L'Alsace 08/03/2007

 

 

Salon de l’agriculture : Un grand prix d’honneur pour l’Alsace

Par Nous :: 08/03/2007 à 12:02 :: REVUE DE PRESSE

La poule d'Alsace avec sa marraine, Yolande Haag. Photo Denis Ritzenthaler.

 

Salon de l’agriculture : Un grand prix d’honneur pour l’Alsace


Le grand prix d’honneur des races françaises, catégorie volailles, donne des ailes aux éleveurs de la race poule d’Alsace. 

 

La race « poule d’Alsace » existe toujours. Elle a même gagné un « grand prix des races françaises, catégorie volailles », au Salon international de l’agriculture. Depuis hier, elle a aussi une marraine, Yolande Haag, ambassadrice des brasseurs d’Alsace et de France. Entre le poulet nourri aux céréales et la bière d’Alsace, l’accord était évident tant est apprécié le coq au riesling ou le poulet à la mortimer, cette bière ambrée, à l’arôme de malt caramélisé plutôt doux produite par la brasserie Meteor à Hochfelden.
Cette semaine, la « poule d’Alsace » trône dans la volière d’honneur. Hier, elle était aussi la vedette de la réception qui a réuni, à l’espace alsacien, responsables agricoles et politiques.

 

Des qualités gustatives


De fait, ce sont ses qualités gustatives qui l’ont remis sur le devant de scène. Elles ont été remarquées par un jury conduit par le chef cuisinier, Pierre Troisgros, qui plaçait la poule d’Alsace deuxième parmi trente races de volailles anciennes. Comparée au poulet de Bresse dans la cuisine de Marc Haeberlin à l’Auberge de l’Ill, « sa chair s’avère goûteuse et présente manifestement plus de caractère ».
« Elle a le goût des volailles d’autrefois », note Mariette Siefert, vice-présidente du conseil régional.
C’est elle qui, le mois dernier, a proposé que la chambre d’agriculture et le conseil régional s’emparent de la question et qui a demandé à Guillaume Baumgartner, ancien éleveur, de recenser les professionnels de la volaille intéressés par la filière.
Si la démarche aboutit, cette race de volaille qui comprend deux variétés, la blanche et la noire, l’aura échappé belle. En effet, avec le recul de l’aviculture familiale, il ne reste guère plus de trois élevages de référence dans la région : chez Pierre Sorg à Gunstett, André Bronner à Molsheim, et Hubert Spraul à Gerstheim.
Guillaume Baumgartner signale que la race a « quasiment disparu dans le Haut-Rhin ».
L’éleveur et sélectionneur de Gerstheim avait eu la bonne idée de suggérer à Jean-Paul Fuchs, maraîcher et volailler à Illhaeusern, d’élever une centaine de poussins destinés à la dégustation.
Après leur triomphe parisien, ces éleveurs comptent bien lancer une filière, « comme le poulet de Bresse », explique Guillaume Baumgartner qui, hier, ne cachait pas son enthousiasme.

 

Denis Ritzenthaler
Journal L'Alsace 08/03/2007

 

L'exemple lillois

Par Nous :: 05/03/2007 à 14:53 :: REVENDICATIONS

Une amie me parlait récemment de la métropole lilloise, dont les nuits festives sont bien connues.

Lille est une ville jeune, accueillant une importante population étudiante. Ville centre d’une métropole de plus de un million d’habitants, Lille a acquis une dimension touristique et une attractivité accrues, grâce notamment au dynamisme de ses acteurs économiques. La vie nocturne tient une place de plus en plus prépondérante dans la notoriété et l’animation lilloises.

L'adhésion à la charte de la vie nocturne permet aux signataires, sous réserve de l'obtention de l'autorisation préfectorale, de bénéficier, selon la nature de l'établissement, d'une dérogation aux horaires du régime général de fermeture fixés à minuit, une heure les nuits du vendredi au samedi et du dimanche au lundi, deux heures les nuits du samedi au dimanche et les veille et jour de fêtes à caractère général. Elle a également pour objectif d’inciter les professionnels avec l’aide des pouvoirs publics, à mettre en oeuvre des actions de lutte contre l’insécurité routière, la discrimination, la toxicomanie, l'alcoolisme et le tapage à l'extérieur des établissements. 

Cette charte vise à respecter certaines règles, notamment en termes de bonne conduite, de respect de l'environnement, de lutte contre les nuisances sonores, d'alcoolisme, de toxicomanie...Les établissements adhérents à la Charte obtiennent une dérogation leur permettant une fermeture plus tardive 7 jours sur 7 (3 h pour les bars, 8 h pour les discothèques).
Lille est la première ville de France à proposer cette « réglementation » qui séduit désormais d'autres villes françaises.

La charte est accessible en PDF à l'adresse suivante: www.mairie-lille.fr

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